Publié le lundi 9 mars 2009

Écosociété fait appel devant une décision injustifiée

09 03 2009

Écosociété fait appel devant une décision injustifiée

vendredi 6 mars 2009

La maison d’édition Écosociété vient de perdre une bataille pour qu’une poursuite contre elle intentée en Ontario par la compagnie Banro Ontario soit jugée au Québec. Voici un communiqué publié par Écosociété qui résume l’importance de cette cause.

Alors que citoyens et organismes manifestaient hier devant le Palais de justice pour demander au gouvernement libéral l’adoption d’une loi contre les poursuites-bâillons avant juin 2009, l’effet des SLAPP (poursuite baîllon) vient à nouveau de frapper Écosociété et les auteurs de Noir Canada.

Le 11 juin 2008, la société aurifère Banro Corporation déposait une poursuite de 5 millions $ en Ontario contre les Éditions Écosociété et les auteurs de Noir Canada. Déjà aux prises avec un procès similaire à Montréal contre la société aurifère Barrick Gold et en raison de leurs moyens financiers limités, les Éditions Écosociété ont déposé une requête devant la cour ontarienne visant à rapatrier la poursuite de Banro au Québec. Un procès en Ontario signifierait des déplacements réguliers vers Toronto alors que la maison et les auteurs sont basés à Montréal.

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La grande récupération - Le Vatican dénature la sélection naturelle

09 03 2009

La grande récupération - Le Vatican dénature la sélection naturelle

Daniel Baril
Le Devoir (opinions)
mercredi 4 mars 2009

Du 3 au 7 mars se tient au Vatican un colloque sur la théorie de l’évolution. Le fait que des théologiens s’intéressent à la science ne peut être qu’une bonne chose. Mais l’événement, qui a déjà reçu plus d’attention que le 200e anniversaire de Darwin, a d’abord et avant tout pour but d’examiner « l’héritage de Darwin sous une approche critique » tout en gardant la porte ouverte au créationnisme mou, c’est-à-dire au dessein intelligent.

En annonçant ce colloque le 10 février dernier, Mgr Gianfranco Ravasi, ministre de la Culture du Vatican, déclarait que « pour l’Église catholique, l’évolution est la façon par laquelle Dieu crée ». L’Église, a-t-il ajouté, est convaincue qu’«aucun des mécanismes de l’évolution ne s’oppose à l’affirmation que Dieu a voulu et a créé l’homme » et que celui-ci est « le couronnement de la création ».

Voilà une magistrale récupération de l’une des théories scientifiques explicatives les plus puissantes à être élaborées.

L’évolution ne poursuit pas de but

La théorie de l’évolution (qui doit être entendue dans le sens de « ce qui n’est pas fixe » et non dans le sens de « progrès ») est fondée sur un fait largement démontré, celui de la sélection naturelle : de petites différences dues au hasard des mutations et des combinaisons génétiques apportent à certains individus de légers avantages qui, au hasard des variations de leur environnement, feront qu’ils seront mieux adaptés et qu’ils transmettront leur avantage génétique à leurs descendants. L’accumulation de ces différences, et parfois des transformations plus radicales, conduira à de nouvelles espèces.

Cela signifie que l’évolution ne poursuit aucun but. Si elle ne poursuit aucun but, cela veut dire que l’être humain aurait pu ne pas exister ; il n’est d’ailleurs apparu que 13 milliards d’années après la « création ». La vie aurait pu ne pas apparaître ou en rester aux dinosaures, aux tulipes ou aux bactéries. Une telle perspective est incompatible avec une position finaliste qui fait de l’être humain le produit d’une intention divine, à moins que Dieu ne se soit limité à mettre du hasard dans sa création.

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